Alors que les États-Unis et l’Iran viennent de conclure un cessez-le-feu de deux semaines, Téhéran annonce une mesure qui pourrait affecter le commerce mondial du pétrole, mais aussi le secteur crypto. Selon une information relayée par le Financial Times, le régime iranien prévoit d’imposer des « frais de transit » en Bitcoin (BTC) pour chaque baril de pétrole transporté à travers le détroit d’Ormuz. Cette décision vise à contourner les sanctions internationales et à renforcer le contrôle sur cette voie maritime stratégique.
Selon les détails révélés par le Financial Times, la République islamique d’Iran exigerait un paiement de 1 dollar en Bitcoin pour chaque baril de pétrole transitant par le détroit d’Ormuz. Les navires devront déclarer leur cargaison par e-mail aux autorités iraniennes et, une fois approuvés, effectuer le paiement en BTC dans les minutes qui suivent.
Grâce à la résistance à la censure innée de Bitcoin, et selon les mots mêmes d’un responsable iranien, ces paiements de péage en Bitcoin (BTC) garantissent que les frais ne peuvent pas être confisqués en raison des sanctions internationales.
Hamid Hosseini, porte-parole de l’Union des exportateurs de produits pétroliers, gaziers et pétrochimiques d’Iran, a confirmé que ces péages en cryptomonnaies seront appliqués aux navires chargés de pétrole, et donc pas aux pétroliers vides et aux autres marchandises à priori. L’objectif officiel affiché est de surveiller ce qui entre et sort du détroit pour s’assurer que ces deux semaines ne sont pas utilisées pour transférer des armes.
À raison de 2 millions de barils de pétrole par pétrolier VLCC (Very Large Crude Carriers), et donc 2 millions de dollars de péage, ce sont 28 bitcoins que récolterait l’Iran à chaque passage au cours actuel d’environ 72 100 dollars par BTC (au moment de l’écriture de cet article).
Cette décision intervient alors que l’Iran cherche à consolider son contrôle sur le détroit d’Ormuz, une artère vitale par laquelle transite environ 20 % de la consommation mondiale de pétrole. L’utilisation de cryptomonnaies pour les transactions internationales n’est pas une première pour l’Iran, qui avait déjà exploré cette voie pour contourner les sanctions qui limitent son accès aux systèmes bancaires traditionnels.
Cependant, selon un message du ministère de la Défense des Émirats Arabes Unis, l’Iran aurait déjà violé ce cessez-le-feu en lançant, le 8 avril 2026, 17 missiles balistiques et 35 drones vers le territoire émirati.
En tout cas, on constate bien ici que, pendant que l’Iran et les alliés israëlo-américains poursuivent leur bras de fer diplomatique et économique, Bitcoin devient un véritable outil stratégique, au cœur même de la géopolitique. Ce contournement des sanctions internationales par les cryptomonnaies a également été utilisé par la Russie, qui légalise de plus en plus le secteur de Bitcoin ces dernières années.
Les États ont réellement commencé à comprendre l’incroyable potentiel de l’invention de Satoshi Nakamoto. Bitcoin semble désormais remplacer l’or comme monnaie d’échange internationale en période de conflit.





