La Réserve fédérale américaine aura officiellement son nouveau patron, le vendredi 22 mai 2026. Kevin Warsh a été confirmé mercredi dernier à la présidence de la toute puissante institution financière des Etats-Unis d’Amérique par le Sénat, qui a validé sa nomination par 54 voix contre 45. Ce vote constitue le plus serré de l’histoire moderne des États-Unis pour un président de la Fed.
Âgé de 56 ans, Kevin Warsh succédera officiellement le vendredi 22 mai prochain à Jerome Powell, en poste depuis 2018. Cependant, Powell restera membre du conseil des gouverneurs jusqu’en 2028, notamment le temps de finaliser l’enquête portant sur les travaux de rénovation du siège de la banque centrale.
Cette nomination de Warsh à la tête de la Réserve fédérale intervient dans un contexte particulièrement sensible pour la politique monétaire américaine. Donald Trump a multiplié les critiques contre Jerome Powell depuis son retour à la Maison Blanche, estimant que les taux d’intérêt restaient trop élevés.
Plusieurs indicateurs publiés récemment montrent toutefois une inflation toujours supérieure à l’objectif de 2% fixé par la Fed, poussant les marchés à réduire leurs anticipations de baisse des taux et à envisager même un possible relèvement d’ici la fin de l’année. Le nouveau président de la Fed Kevin Warsh s’est déjà prononcé par le passé en faveur d’un « changement de régime » au sein de la banque centrale.
En effet, il s’agira du deuxième passage de Kevin Warsh à la Fed après un premier mandat au conseil des gouverneurs entre 2006 et 2011 pendant la crise financière mondiale : la crise des Subprimes. Depuis son départ, il enseignait à Stanford University et siégeait dans plusieurs conseils d’administration.
Selon les dernières informations, le nouveau président de la Fed devient également le plus riche de l’histoire moderne de l’institution, avec une fortune estimée à plus de 100 millions de dollars américains. Il est également le tout premier président de la Fed pro-crypto.
Conformément aux règles déontologiques renforcées mises en place ces dernières années, tout président de la Réserve fédérale américaine doit céder une partie importante de ses investissements personnels.





