La Banque centrale européenne (BCE) vient de faire une annonce qui marque une avancée majeure dans l’intégration des technologies de registres distribués (DLT) dans le système financier européen. D’ici deux mois, l’Eurosystème acceptera des actifs tokenisés sur blockchains comme garanties éligibles pour ses opérations de crédit. Qu’est-ce que cela signifie concrètement ? Explication dans cet article.
Selon un communiqué de presse de la Banque centrale européenne (BCE) publié le mardi 27 janvier 2026, l’institution reconnaît que les actifs émis via des Central Securities Depositories (CSD, ou dépositaires centraux de titres) et utilisant des services basés sur la technologie des registres distribués (DLT) pourront désormais être utilisés comme garanties pour les opérations de crédit de l’Eurosystème. Et ce, à partir du 30 mars prochain.
Ces actifs devront toutefois respecter les critères d’éligibilité déjà en place, notamment en matière de règlement dans des systèmes conformes à la réglementation CSD et accessibles via TARGET2-Securities (T2S).
« L’Eurosystème continuera d’aligner son cadre de garanties (…) avec les avancées technologiques des marchés financiers, et soutiendra l’adoption de solutions innovantes, tout en respectant les principes d’adéquation des garanties, de sécurité, d’efficacité et d’égalité de traitement. », Extrait du communiqué de la Banque centrale européenne
La décision de la Banque centrale européenne d’accepter les premiers actifs tokenisés (RWA) comme garanties marque un tournant important dans l’intégration des technologies blockchains dans le système financier européen.
Grâce aux réseaux de cryptomonnaies, l’Eurosystème pourrait en effet améliorer l’efficacité de ses marchés en termes de rapidité, coût, ouverture, etc., et les faire passer pleinement à l’ère numérique. Cette initiative ouvre la voie à une adoption plus large des actifs numériques dans le cadre de la politique monétaire européenne.





