Qui détient vraiment les clés magiques du royaume numérique ? La question hante les marchés depuis l’émergence du Bitcoin. Derrière le mythe d’une économie totalement décentralisée, la réalité est souvent plus concentrée qu’on ne le pense. Un nouveau rapport d’Arkham Intelligence vient de jeter un pavé dans la mare. Il révèle qu’une poignée d’acteurs contrôle une part écrasante de la richesse crypto mondiale.
Selon Arkham, 100 entités seulement concentrent plus de 1 600 milliards de dollars en cryptomonnaies. Ce chiffre donne le vertige. Il rappelle à quel point l’influence du marché peut reposer sur quelques mains.
En tête, et sans surprise, on retrouve les grandes plateformes avec Binance qui détient plus de 209 milliards de dollars en cryptos, puis Coinbase et ses 156 milliards de dollars. En troisième position, on retrouve les fameuses adresses attribuées à Satoshi Nakamoto. Leur butin est estimé à 125 milliards de dollars.
Derrière ce trio, la liste s’élargit aux géants institutionnels. BlackRock dépasse les 100 milliards de dollars, preuve que la finance traditionnelle a désormais un pied solidement ancré dans la blockchain. On y trouve aussi le protocole de staking Lido, MicroStrategy avec sa trésorerie de Bitcoin, ou encore Grayscale. Même Aave, avec plus de 30 milliards, se hisse dans ce cercle fermé.
Et puis, il y a l’étonnant : des plateformes liées aux mèmes comme Official Trump Meme ou encore Pump.fun apparaissent avec des montants colossaux. Même les actifs tokenisés comme le WBTC ou les projets de restaking comme EigenLayer y sont recensés.
Arkham insiste : ce rapport n’est pas gravé dans le marbre. Les données reportées datent du 2 septembre 2025. Évidemment, elles reflètent des montants qui bougent constamment en fonction des tendances et des fluctuations de prix. Mais la tendance montre tout de même que malgré le discours sur la décentralisation, la richesse est concentrée.
Si quelques gros poissons possèdent une si grosse part du gâteau, leur influence dépasse largement ce que l’on pourrait penser. Leurs décisions stratégiques et financières peuvent suffire à déclencher une vague de panique ou une euphorie passagère chez les petits investisseurs.
Le rapport rappelle une évidence : la crypto n’est pas un terrain vierge, mais une économie déjà structurée autour de ses géants. La concentration est telle qu’on pourrait parler d’oligarchie numérique. Les baleines ne sont pas seulement des individus anonymes. Ce sont désormais des plateformes globales, des États souverains et des institutions financières.





