Le poids lourd de la banque française, BPCE, lance cette semaine son service de trading crypto via ses applications mobiles. Une révolution : acheter du bitcoin deviendra aussi facile que de consulter son solde.
C’est ce lundi 8 décembre 2025 que le géant bancaire français lance son service de trading crypto auprès des clients de quatre banques régionales pilotes, dont la Banque Populaire Île-de-France et la Caisse d’Épargne Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Deux millions de Français pourront désormais acheter du bitcoin, de l’Ethereum, du Solana et de l’USDC sans quitter leur application bancaire habituelle.
Le dispositif repose sur un compte d’actifs numériques distinct, opéré par Hexarq, la filiale crypto du groupe BPCE. Les tarifs affichés restent compétitifs : 2,99 euros par mois d’abonnement et une commission de 1,5 % sur chaque transaction, avec un minimum d’un euro. Une formule pensée pour démocratiser l’accès aux cryptomonnaies auprès d’une clientèle grand public encore hésitante.
Cette phase pilote permettra à BPCE d’évaluer l’appétit réel des Français pour ces nouveaux actifs avant le grand déploiement. D’ici janvier 2026, l’ensemble des 12 millions de clients particuliers du groupe devrait avoir accès à ce nouveau service.
Le timing apparaît particulièrement opportun. Outre-Atlantique, Coinbase accompagne actuellement « beaucoup des plus grandes banques » américaines dans leurs projets crypto. Cette dynamique mondiale illustre une transformation profonde du secteur bancaire.
BPCE rejoint un mouvement européen déjà bien amorcé. La banque espagnole BBVA propose le trading crypto directement via son application mobile depuis plusieurs mois.
Openbank, filiale de Santander, offre l’accès à cinq cryptomonnaies avec un service de conservation intégré. En Autriche, une filiale de Raiffeisen Bank s’est associée à Bitpanda pour équiper ses clients.
Cette convergence témoigne d’un changement de paradigme des acteurs traditionnels. Les établissements bancaires traditionnels comprennent qu’ignorer les actifs numériques reviendrait à manquer le train de l’innovation financière. Le cadre réglementaire européen MiCA, désormais en vigueur, offre enfin la clarté juridique attendue par les acteurs historiques.
Les enjeux dépassent la simple diversification de revenus. Les banques cherchent surtout à fidéliser une clientèle jeune, naturellement attirée par les cryptos.





