La cryptomonnaie au service de l’aide humanitaire au Burkina Faso

L’aide humanitaire au Burkina Faso connaît un engagement patriotique de la population, des amis et partenaires du pays. Dans un contexte marqué par des défis logistiques et sécuritaires dans la chaîne de solidarité aux victimes du terrorisme, la cryptomonnaie n’est plus seulement une affaire de spéculation financière, mais devient un outil stratégique de solidarité concret dans une transparence totale. Voici comment cette technologie brise les murs pour soutenir réellement les populations les plus vulnérables.

Traditionnellement, l’aide humanitaire internationale ressemble à un parcours d’obstacles, d’opacité déguisée en ‘’affaires’’ pour des agents humanitaires. Entre l’envoi d’un don et sa réception à Kaya, Dori ou Fada N’gourma, les fonds passent par plusieurs banques, prélevant non seulement des frais, mais accusent un grand retard vers les bénéficiaires directs.

Avec la crypto, pas de retard de virement

Avec la cryptomonnaie, la distance s’efface systématiquement. Grâce à la technologie blockchain – qui est un registre numérique infalsifiable, transparent et sécurisé – l’argent est envoyé directement sur le téléphone d’un bénéficiaire en quelques minutes. C’est le principe fondamental du « pair-à-pair » : une transaction instantanée, sans frontières, qui fonctionne 24h/24 et 7J/7 sans jours fériés ou non ouvrés. Ce qui est entièrement l’opposé des institutions financières traditionnelles.

Des organisations comme le CCFD-Terre Solidaire ou l’UNICEF acceptent désormais des dons en cryptomonnaies. Ces fonds sont transférés sans attendre les délais bancaires, parfois 3 à 5 jours ouvrés, pour répondre aux urgences alimentaires immédiates. Parfois les délais bancaires causent des conséquences chez les populations vulnérables qui dépendent en grande partie des dons pour survivre.

La fin de la peur du « prix qui chute »

Pour un débutant, la volatilité du Bitcoin est souvent un frein pour son adoption. C’est ici qu’interviennent les stablecoins comme le USDT de Tether ou le USDC de Circle. En effet, cette catégorie de crypto est stable. Les stablecoins ne fluctuent pas. C’est-à-dire qu’ils ne ‘’montent ni ne descendent’’ comme les autres cryptomonnaies. Par exemple, si vous envoyez 100 dollars en USDT, le bénéficiaire reçoit exactement le même montant dans son portefeuille en quelques minutes. Peu importe les secousses du marché, il conserve toujours sa même valeur.

Pourquoi est-ce une révolution pour l’aide humanitaire au Burkina Faso ?

L’envoie des fonds en stablecoin constitue une véritable protection non seulement pour le donateur, mais aussi pour le bénéficiaire. Pourquoi ? Parce que la valeur du don est garantie sans érosion, sans coupure de frais.

De plus, chaque franc envoyé est traçable sur la blockchain, évitant les « trous noirs » financiers injustifiables. Ce qui est d’une transparence inégalée par rapport au système traditionnel.

Aussi, le passage par des plateformes comme Bybit ou Tether Wallet permet de convertir ces dollars numériques en cash localement ou de les garder en sécurité face à l’inflation.

Un refuge pour les « oubliés » du système

Au Burkina Faso, beaucoup de personnes déplacées ont perdu leurs documents d’identité, rendant ainsi l’accès à une banque impossible.

La cryptomonnaie offre une alternative inclusive pour les populations non bancarisées. Aujourd’hui, une simple connexion internet suffit pour créer un portefeuille numérique sécurisé. Facilitant alors la participation de tous à l’économie mondiale. Pas besoin de transporter des billets de banque dans des zones à risque.

Au Cameroun, par exemple, une expérience de Mercy Corps a prouvé que l’utilisation de stablecoins pour l’aide d’urgence réduisait les frais de transfert de 74 %. Une telle expérimentation au Burkina Faso pourrait être très bénéfique pour les donateurs, l’État et les bénéfices directs que sont les populations déplacées pour cause d’insécurité.

Les grands défis à relever pour l’usage

Même si l’idée semble bonne dans le fond, il faut reconnaître que tout n’est pas encore parfait. En vérité, pour que cette révolution profite à tous (tant pour les victimes du terrorisme que pour les populations dans l’ensemble), le défi de la connexion internet et de l’éducation de masse au numérique reste entier. Il faut une sensibilisation et une éducation pratique des populations afin de lever les premières barrières : la peur des arnaques et le manque de bonnes informations

.Lire aussi : Ibrahim Traoré doit utiliser Bitcoin pour acheter des armes et conserver l’or du Burkina Faso

En tout état de cause, il est impératif de noter que la cryptomonnaie n’est pas une solution miracle, mais un accélérateur de solidarité pour les populations vulnérables. Elle permet d’envoyer l’aide plus vite, moins cher, et surtout, plus directement à ceux qui en ont le plus besoin. Évitant les charognards financiers qui détournent les fonds pour leurs propres comptes.

NOTE

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