La Brigade Centrale de Lutte Contre la Cybercriminalité (BCLCC) a interpellé trois individus soupçonnés de vols de téléphones portables et de soustraction frauduleuse de numéraires via les comptes mobile money. Les mis en cause, qui opéraient dans des espaces publics à Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, auraient causé un préjudice estimé à plus de 500 000 francs CFA (plus de 1 000$) avant d’être déférés devant le Procureur du Faso près le Tribunal de Grande Instance Ouaga I.
Il s’agit de O.A, 29 ans, éleveur; O.M, 26 ans, livreur; et D.A, 32 ans, employé de commerce, tous de nationalité burkinabè et résidant à Ouagadougou.
En effet, O.A et Z.F sillonnaient les espaces publics à la recherche de potentielles victimes. Ils se faisaient déposer à moto sur les lieux de leurs forfaits par leur complice O.M. Une fois sur place, ils profitaient d’un moment d’inattention pour subtiliser les téléphones portables de leurs cibles.
Après s’être emparés des appareils, les mis en cause tentaient d’accéder aux comptes mobiles money des victimes en devinant les codes secrets. Pour ce faire, ils exploitaient notamment la date de naissance obtenue à travers des codes de consultation d’identité sur le téléphone, ou utilisaient des combinaisons basées sur les quatre premiers chiffres du numéro de téléphone. Lorsqu’ils parvenaient à accéder aux comptes, ils transféraient les fonds disponibles vers des numéros frauduleusement identifiés au nom de tiers. Les téléphones volés étaient ensuite revendus à bas prix sur le marché auprès de commerçants et de revendeurs.
Interpellés puis auditionnés par la Division des Enquêtes de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), les trois présumés ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Il ressort des investigations qu’ils ont soustrait une dizaine de téléphones portables, occasionnant un préjudice financier estimé à cinq cent dix-huit mille (518 000) francs CFA.
Il est à noter qu’une dizaine de Cartes nationales d’identité burkinabè (CNIB) ainsi qu’une trentaine de cartes SIM ont également été saisies au cours de l’opération. Au terme de l’enquête, les trois mis en cause ont été déférés devant le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance Ouaga I afin de répondre de leurs actes.
Lire aussi : La BCLCC alerte sur les arnaques des fausses plateformes d’investissement
La BCLCC invite la population à renforcer la sécurité des codes secrets de leurs comptes mobile money en privilégiant des combinaisons complexes, difficiles à deviner par un tiers et différentes des informations personnelles facilement accessibles. La sécurité numérique engage la responsabilité de tout un chacun, d’où la nécessité de renforcer la vigilance.





