Le géant de la finance BlackRock vient de marquer un grand coup. Le lundi 20 octobre 2025, son tout nouveau iShares Bitcoin ETP a fait ses débuts à la Bourse de Londres. Une première historique pour le Royaume-Uni, qui avait interdit ce type de produit aux investisseurs particuliers depuis 2021. Avec ce lancement, c’est bien plus qu’un simple produit financier qui débarque : c’est un retour en force de la crypto régulée. Et pour BlackRock, c’est l’occasion rêvée de renforcer sa domination en pleine reprise du marché.
Derrière ce lancement, on retrouve iShares, la filiale de BlackRock spécialisée dans les ETF. Le produit en question s’appelle iShares Physical Bitcoin ETP (ticker IB1T) et il est désormais coté au London Stock Exchange. Chaque part de ce ETP donne une exposition directe au Bitcoin.
Mais ce qui rend ce lancement si spécial, c’est surtout le retour à la normale pour le marché britannique. Après avoir bloqué les produits crypto cotés en bourse pendant plusieurs années, le gendarme financier britannique a enfin changé de ton en 2025. Résultat : les investisseurs particuliers peuvent à nouveau acheter des ETP adossés à des cryptos. Et BlackRock a sauté sur l’occasion.
Difficile d’ignorer le contexte. Depuis quelques jours, le marché crypto reprend sérieusement des couleurs. Le Bitcoin repasse les 110 000 $, les flux vers les ETF explosent, et les institutionnels reviennent sur le devant de la scène. Pour BlackRock, c’est le moment parfait pour lancer un produit simple, régulé et accessible à tous.
Côté réglementation, le feu vert est tout récent. En levant son interdiction, l’autorité de régulation du marché britannique a ouvert la voie à de nouveaux produits, à condition qu’ils soient cotés sur des bourses reconnues (comme la LSE) et que les investisseurs soient clairement avertis. Pour Londres, c’est un signal fort : la place financière britannique veut redevenir compétitive sur la crypto. Et pour les investisseurs, c’est une nouvelle porte d’entrée enfin rouverte.
Pas besoin de wallet, de clé privée ou de seed phrase compliquée : l’ETP simplifie tout. Chaque part représente une fraction de BTC, détenue physiquement dans un coffre sécurisé, géré par un dépositaire indépendant.
Côté frais, c’est plutôt attractif : 0,15 % de frais de gestion jusqu’au 1er janvier 2026, puis 0,25 %. En revanche, l’autorité de contrôle insiste : le produit n’est pas couvert par les assurances classiques, et les risques restent « très élevés ».
Ce lancement ne concerne pas que les fans de Bitcoin. Il envoie un message fort à toute l’industrie financière britannique. Après des années de prudence, la City veut visiblement rattraper son retard sur Francfort ou Zurich, qui proposent depuis longtemps des ETP crypto. Et BlackRock pourrait bien ouvrir la voie à une nouvelle vague de produits : WisdomTree, 21Shares ou Bitwise sont déjà dans les starting-blocks.
Symboliquement, c’est un vrai tournant majeur. Le Royaume-Uni montre qu’il peut concilier innovation crypto et cadre réglementaire. Et au moment où l’Europe durcit ses exigences avec la loi MiCA et que l’Afrique reste spectatrice, Londres choisit une voie plus ouverte, mais toujours prudente. La bataille des places boursières crypto est peut-être relancée. C’est donc le moment de se positionner afin de ne pas rater le train.





