Le président américain Donald Trump a signé un décret exécutif lançant la « Genesis Mission », un projet fédéral ambitieux pour accélérer la recherche en intelligence artificielle (IA). C’était le lundi 24 novembre dernier. Comparée au programme Apollo, cette initiative vise à positionner les États-Unis en leader mondial de l’innovation technologique. Quels sont ses objectifs, ses acteurs clés et ses implications pour l’avenir ?
La « Genesis Mission » est une initiative fédérale visant à centraliser les ressources scientifiques américaines pour stimuler les avancées en intelligence artificielle (IA). Porté par le Département de l’Énergie, le décret signé par Donald Trump prévoit la création d’une plateforme numérique intégrant :
- supercalculateurs ;
- jeux de données fédéraux ;
- infrastructures de recherche.
L’objectif est clair : accélérer les découvertes dans des domaines stratégiques comme l’énergie, la sécurité nationale et les semi-conducteurs.
Pour y parvenir, le gouvernement de Trump s’appuie sur des partenariats avec des géants technologiques. Nvidia, AMD et AWS ont déjà annoncé des investissements massifs, à l’image des 50 milliards de dollars promis par Amazon pour des data centers dédiés à l’IA. Cette collaboration public-privé rappelle les grands programmes fédéraux du passé, comme le projet Manhattan ou la course spatiale.
La plateforme, baptisée « American Science and Security Platform », devra démontrer une capacité opérationnelle dans les neuf mois. Elle permettra aux chercheurs d’accéder à des outils de modélisation avancés et à des ressources informatiques inédites. Tout ceci en garantissant la protection des données sensibles.
L’alliance entre l’IA et la blockchain pourrait devenir un pilier de l’innovation technologique aux États-Unis. En effet, le décret « Genesis Mission » signé par Donald Trump met l’accent sur des domaines où la blockchain peut jouer un rôle clé. Notamment, la sécurisation des données ou l’automatisation des processus. Les smart contracts, par exemple, pourraient optimiser la gestion des ressources énergétiques. Tandis que les registres décentralisés assureraient la traçabilité des recherches.
Pour le secteur crypto, cette synergie représente une opportunité. Les projets intégrant des outils d’IA, comme Fetch.ai ou SingularityNET, pourraient bénéficier d’une visibilité accrue et d’un soutien fédéral. Une adoption croissante de l’IA dans les infrastructures gouvernementales pourrait aussi encourager une régulation plus favorable aux cryptomonnaies, renforçant leur légitimité. Cependant, cette dynamique dépendra de la capacité des acteurs crypto à répondre aux exigences fédérales, notamment en matière de cybersécurité et de conformité.
La « Genesis Mission » pourrait propulser les cryptos d’IA au premier plan, reléguant ainsi le bitcoin à un rôle secondaire. Les projets combinant blockchain et intelligence artificielle correspondent mieux aux priorités fédérales que le BTC, souvent perçu comme une simple réserve de valeur. Les investissements massifs dans l’IA, comme ceux d’AWS, pourraient ainsi marginaliser la reine crypto, moins intégrée aux initiatives gouvernementales.
Pourtant, le bitcoin conserve des atouts majeurs : son statut d’actif refuge et son adoption croissante par les institutions (ETF, réserves d’États) pourraient limiter son déclin. Enfin, cette initiative soulève des questions sur la centralisation des infrastructures, contraire à l’éthos décentralisé des cryptos, et sur l’impact environnemental des data centers.
La « Genesis Mission » de Donald Trump pourrait redéfinir les équilibres technologiques et économiques aux États-Unis. Si elle offre des opportunités inédites pour les cryptos d’IA, elle pose aussi des défis en termes de régulation et d’impact environnemental… Une bombe à retardement pour le climat.





