Le réseau Chainlink (LINK) et la banque suisse UBS Group ont annoncé une nouvelle étape fondamentale pour la finance tokenisée. Le 4 novembre 2025, une transaction « live » a été exécutée via le standard Digital Transfer Agent (DTA) de Chainlink. Cet événement historique pmarque un nouveau chapitre dans l’interconnexion entre finance traditionnelle et blockchain.
La tendance RWA (real world assets) a animé de nombreuses rubriques au cours de ce cycle crypto. Que ce soit la famille Trump, Blackrock ou encore des géants du paiement comme Visa, Paypal ou Robinhood, ils s’intéressent tous désormais aux RWA considérés comme l’avenir des institutions financières traditionnelles. Cette nouvelle finance tokenisée sur une blockchain ouvre de nombreux ponts pour les acteurs et investisseurs.
En l’occurrence, des ponts vers une liquidité encore pas ou peu exposée au Web 3. La banque suisse UBS a annoncé avoir mené à bien la première transaction de fonds entièrement tokenisée sur Chainlink (LINK). Elle a utilisé le standard DTA (Digital Transfer Agent) conçu par Chainlink pour automatiser les souscriptions et rachats d’un fonds monétaire tokenisé, appelé uMINT.
Le processus a été opéré via le département spécialisé UBS Tokenize, en collaboration avec l’émetteur onchain DigiFT. Selon le communiqué officiel, cette opération « end-to-end » ou « de bout en bout » inclut la réception de l’ordre, l’exécution onchain, et la synchronisation des données entre systèmes traditionnels et blockchain.
Ce partenariat présente plusieurs optimisations comparées au fonctionnement actuel de ce type de transactions. Chainlink permet la réduction des frictions opérationnelles, facilite leur automatisation et assure la compatibilité avec les systèmes bancaires existants.
L’opération s’appuie sur une collaboration déjà existante entre Chainlink, UBS et le réseau SWIFT. Notamment pour permettre aux institutions d’utiliser le standard de messages ISO 20022 via le Chainlink Runtime Environment (CRE). En somme, cette première opération réelle ouvre un peu plus la voie à la tokenisation à grande échelle.
Ainsi, elle pose le premier jalon de la tokenisation des fonds traditionnels. Elle démontre également que les grandes institutions ne sont plus en phase de tests, mais bel et bien en cours de déploiement en production.
Cette initiative va bien au-delà de la simple alliance technique. Elle constitue un virage stratégique pour l’industrie des fonds qui est estimée à plus de 100 000 milliards de dollars à l’échelle mondiale.
En intégrant blockchain, smart contracts et messagerie financière traditionnelle, le modèle vise à automatiser la chaîne de valeur des fonds (souscription, rachat, règlement, reporting)
Le but est de fluidifier tous les procédés, tout en conservant les cadres de conformité et de gouvernance traditionnels. Pour Chainlink, cela renforce sa position comme infrastructure institutionnelle majeure. Son écosystème supporte déjà de nombreux acteurs financiers comme le géant JP Morgan.
Cette première transaction live est une étape majeure, mais de nombreux défis restent à relever. Notamment la scalabilité (mise à l’échelle) réelle du modèle s’il est soumis à des volumes très élevés. L’interopérabilité entre chaînes pose aussi question, la gouvernance des smart contracts est un lui sujet épineux à trancher.
Par ailleurs, la transaction concerne pour l’instant un segment bien spécifique : fonds monétaire tokenisé. Il faudra observer comment le modèle s’appliquera aux fonds actions, obligations ou autres actifs réels (RWA) tokenisés. Enfin, l’impact sur les coûts, les délais opérationnels et la transparence devra être mesuré sur le long terme.
Si les résultats sont probants, cela pourrait accélérer l’adoption institutionnelle de la tokenisation. En vérité, la banque UBS s’investit stratégiquement sur le sujet et veut faire partie des pionniers du secteur de la tokenisation des actifs du monde réels (RWA).





