Le Burkina Faso à inauguré deux data centers de l’administration publique, le vendredi 23 janvier 2026 à Ouagadougou. L’objectif principal est de centraliser, sécuriser et maîtriser les données sensibles de l’État. Le coût global de réalisation des deux data centers est estimé à environ 15,2 milliards de francs CFA. Les charges d’exploitation sur les trois premières années sont évaluées à près de 500 millions de francs CFA.
Il s’agit notamment des données relatives à l’identité des citoyens, à l’état civil, à la sécurité nationale, aux finances publiques ainsi qu’aux systèmes d’information des différentes structures administratives. Jusqu’à présent, une partie de ces données était hébergée à l’étranger, exposant le pays à des risques liés à la perte de contrôle, aux législations étrangères et à la vulnérabilité sécuritaire.
Les nouvelles infrastructures sont réparties sur plusieurs sites distants de moins de 100 kilomètres les uns des autres. Sur le plan technique, les deux data centers offrent une capacité de stockage globale estimée à environ 3 000 téraoctets, une puissance de calcul de 28 800 cœurs CPU et une mémoire de plus de 105 600 Go. L’infrastructure permet de créer jusqu’à 7 000 machines virtuelles, avec un potentiel d’extension pouvant atteindre entre 10 000 et 12 000 machines en exploitation optimale. Chaque ministère pourra ainsi disposer de 100 à 300 serveurs dédiés pour héberger ses applications et ses bases de données.
Le point crucial c’est qu’un accent particulier a été mis sur l’autonomie énergétique. Chaque site est alimenté par le réseau national, complété par des groupes électrogènes, des réservoirs de carburant et des dispositifs de secours permettant d’assurer entre cinq et dix jours de fonctionnement continu sans interruption.
Le coût global de réalisation des deux data centers est estimé à environ 15,2 milliards de francs CFA. Les charges d’exploitation sur les trois premières années sont évaluées à près de 500 millions de francs CFA. Ce choix d’investissement permettra à l’État du Burkina Faso de réaliser d’importantes économies à moyen et long termes, comparativement à l’hébergement des données à l’étranger ou dans des centres privés, dont le coût aurait dépassé plusieurs dizaines de milliards de francs CFA sur dix ans.
En perspective, les autorités burkinabè annoncent la construction d’un data center national supplémentaire à l’horizon 2028. Des études sont déjà en cours pour la réalisation d’un data center à vocation internationale, destiné à accueillir également les données du secteur privé, des institutions et des organisations, dans le strict respect de la réglementation nationale.





