La Commission nationale des valeurs mobilières (CNV) d’Argentine reconnaît désormais les cryptomonnaies comme des actifs pouvant être pris en compte dans le patrimoine net d’un particulier. Cette nouvelle mesure permet aux cryptos de faire partie intégrante du patrimoine des investisseurs. La mesure pourrait permettre aux investisseurs d’atteindre le seuil de près de 478 000 dollars d’actifs requis pour faire partie de cette catégorie.
L’Argentine s’efforce progressivement d’ouvrir son secteur financier aux crypto-actifs, dans le but d’accroître la reconnaissance des cryptomonnaies dans tous les secteurs de son économie pour renforcer la compétitivité de son économie.
Le 10 avril 2026, la Commission nationale des valeurs mobilières (CNV) argentine a publié la résolution générale 1125/2026, qui établit que les actifs virtuels seront reconnus comme faisant partie de la valeur nette d’un individu pour atteindre le statut d’investisseur qualifié dans le pays.
La résolution définit les actifs virtuels comme « toute représentation numérique de valeur pouvant être négociée et/ou transférée numériquement et utilisée pour des paiements ou des investissements ». Cela signifie que les cryptomonnaies, les actifs tokenisés et même les stablecoins pourraient être utilisés comme tels.
La CNV a fait valoir que « l’intégration progressive de nouvelles classes d’actifs telles que les actifs virtuels dans les portefeuilles d’investissement rend leur inclusion souhaitable afin de démontrer la capacité financière requise, car ils constituent une manifestation supplémentaire de la capacité économique et de l’expérience financière de l’investisseur ».
Auparavant, lorsque les investisseurs déclaraient leurs avoirs en cryptomonnaies, ceux-ci ne pouvaient pas être pris en compte dans les actifs nécessaires pour atteindre le seuil de près de 478 000 dollars requis pour entrer dans cette catégorie d’investissement.
Avec cette mesure, la CNV cherche à démocratiser et à ouvrir les marchés d’investissement à de nouveaux publics cibles qui ne s’intéressent généralement pas aux investissements traditionnels et se concentrent davantage sur les alternatives numériques, notamment le staking et les plateformes de finance décentralisée.
Alors que l’Argentine progresse dans ce domaine, les institutions financières ne peuvent pas proposer de services liés aux cryptomonnaies à leurs clients, la banque centrale du pays ayant publié en 2022 une résolution visant à « atténuer les risques associés aux opérations sur ces actifs qui pourraient être générés pour les utilisateurs de services financiers et pour le système financier dans son ensemble ».
Néanmoins, certaines banques de l’Argentine testent des infrastructures basées sur la blockchain pour leurs règlements internes. Selon certaines informations, cette restriction devrait être levée à court terme, l’administration du président Milei s’ouvrant aux cryptomonnaies.





