La BCEAO autorise neuf banques au système de paiement PI-SPI au Burkina Faso

La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a récemment étendu son réseau des institutions financières autorisées à offrir les services de paiement instantané dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). Avec la mise en place de la plateforme PI-SPI, les transactions financières deviennent plus rapides, plus simples et entièrement interopérables entre banques, institutions financières et opérateurs de monnaie électronique.

Au total, des dizaines d’établissements financiers ont reçu l’autorisation d’ouvrir ces services connectés au dispositif PI-SPI, appelé à transformer durablement les échanges et les transferts d’argent dans l’espace UEMOA.

Au Burkina Faso, neuf établissements financiers figurent sur la liste des institutions autorisées à proposer les services de paiement instantané au public. Cette présence traduit l’engagement du secteur financier burkinabè dans la dynamique d’innovation portée par la BCEAO. Les institutions concernées pour le pays des Hommes intègres sont : Banque de l’Union Burkina Faso, Bank of Africa (BOA), Coris Bank International, Ecobank, Orabank, United Bank for Africa (UBA), Orange Money, Baobab et Cofina.

D’autres États membres participent également à cette évolution des paiements. Au Mali, onze institutions sont autorisées, dont BCI Mali, BDM, BIM, BMS, BNDA, Coris Bank, Ecobank, Orabank, UBA, Orange Finances Mobiles Mali et Baobab.

Le Bénin compte pour sa part six établissements participants : BOA, Coris Bank, Ecobank, Orabank, UBA et Moov Money.

Au Togo, six institutions sont également autorisées : BIA, BOA, Coris Bank, Ecobank, Orabank et Cofina.

Le Niger et la Guinée-Bissau enregistrent chacun quatre établissements participants. Au Niger, il s’agit de BOA, Coris Bank, Ecobank et Orabank. En Guinée-Bissau, la liste comprend BDU, Coris Bank, Ecobank et Orabank.

Cette diversité d’acteurs illustre l’ouverture du système à différents segments du secteur financier Ouest-africain.

Aux côtés des banques commerciales traditionnelles se trouvent des institutions de microfinance et des opérateurs de monnaie électronique, ce qui renforce les perspectives d’inclusion financière. Pour les usagers, cela signifie la possibilité d’effectuer des transferts d’argent en quelques secondes, entre différents établissements, sans contrainte d’interopérabilité.

Dans la région, certains pays se distinguent par un nombre plus élevé d’établissements autorisés. C’est le cas du Sénégal, qui arrive en tête avec dix-neuf institutions autorisées. Outre plusieurs grandes banques de la place comme BNDE, CBAO Groupe Attijariwafa Bank, Crédit du Sénégal, FBNBank ou Société Générale Sénégal, on y retrouve également des acteurs de la finance digitale et de la microfinance tels que Mobile Cash SA (Mixx Sénégal), Orange Finances Mobiles, Touchpoint Financial Services, Baobab, UM-ACEP et UM-PAMECAS.

La Côte d’Ivoire, elle, compte quinze institutions participantes. Parmi elles, figurent notamment Afrika Banque, BMS, BNI, BOA, Bridge Bank, Coris Bank, Ecobank, Mansa Bank, Orabank, Orange Bank Africa, SIB, UBA, Orange Money, Baobab et Cofina.

L’avènement du système de paiement instantané PI-SPI de la BCEAO marque une étape importante dans la modernisation des infrastructures financières de l’Union Economique et Monétaire Ouest-africaine (UEMOA). Grâce à cette plateforme, les transactions entre comptes bancaires, portefeuilles électroniques et institutions financières deviennent quasi instantanées, fonctionnant en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

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Au-delà de la rapidité des transactions, l’objectif est également de favoriser l’inclusion financière des populations, en facilitant l’accès aux services de paiement pour un plus grand nombre d’utilisateurs, y compris ceux qui utilisent principalement les solutions de mobile money ou les institutions de microfinance. C’est ici que l’utilisation des stablecoins comme l’USDT de Tether apparaît comme un outil indispensable pour accélérer l’inclusion financière sans barrières géographiques ni influence politique. Un avantage considérable dans un contexte africain où la question de la vraie indépendance économique et financière demeure d’actualité.

Avec l’élargissement progressif du nombre d’établissements participants, le paiement instantané pourrait rapidement s’imposer comme un levier majeur de transformation du paysage financier ouest-africain, en rapprochant davantage les services bancaires des besoins quotidiens des populations.

Avec une économie de plus en plus numérisée et décentralisée, les institutions financières africaines devraient travailler à intégrer les crypto-actifs dans leurs services afin d’offrir plus de facilité aux populations pour l’inclusion financière et une liberté dans les opérations. À quand l’ouverture des banques et institutions financières africaines dans la Blockchain ?

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