L’Ethereum Foundation a lancé une nouvelle initiative baptisée « dAI », dirigée par le développeur Davide Crapis, afin de positionner Ethereum comme le socle blockchain de la nouvelle économie de l’intelligence artificielle. Qu’est-ce que le projet dAI d’Ethereum ? Quel impact pour l’écosystème ?
À travers ce projet, la fondation Ethereum veut bâtir une infrastructure décentralisée capable de soutenir la montée en puissance des agents IA autonomes, en garantissant leur identité, leurs transactions et leur conformité aux règles définies.
Dans un premier temps, cette équipe se concentrera sur la mise en place d’un nouveau standard, ERC-8004, qui sera présenté lors de Devconnect en novembre prochain.
L’une des priorités du projet dAI consiste à développer l’ERC-8004, un standard destiné à définir l’identité et le comportement des agents IA sur la blockchain Ethereum. Cela est censé permettre de vérifier, de manière fiable, qui est un agent, quelles règles il suit et dans quelle mesure il peut être digne de confiance.
En effet, on voit se multiplier les logiciels autonomes capables d’effectuer des paiements, de signer des messages ou d’interagir avec des services on-chain. Cette standardisation vise ainsi à rendre plus simple les processus de vérification, et à faire d’Ethereum une crypto IA de référence.
Concrètement, le standard ERC-8004 permettrait aux développeurs de disposer d’une base commune permettant de gérer les intéractions des agents avec les wallets ou les dApps. Il s’agit aussi d’un moyen de renforcer la sécurité en rendant possible une traçabilité et une gouvernance plus transparentes.
Cette approche s’aligne avec l’objectif de la fondation, qui est de soutenir les biens publics tout en orientant ses évolutions techniques vers les besoins des créateurs d’outils d’intelligence artificielle.
Plus qu’un simple lancement de standard avec l’ERC-8004, le projet dAI s’intègre dans une stratégie globale qui vise à rapprocher la blockchain et l’intelligence artificielle.
En d’autres termes, plus les agents intelligents interagiront, plus ils auront besoin d’un socle neutre pour gérer valeur, réputation et règles de coordination.
Cette initiative s’ajoute aux autres chantiers stratégiques de l’Ethereum Foundation, tels que la feuille de route sur la confidentialité (lectures et écritures privées, preuves cryptographiques) ou encore l’interopérabilité des solutions de seconde couche (L2).
Au final, il s’agit de faire d’Ethereum une infrastructure incontournable non seulement pour la finance décentralisée (DeFi), mais aussi pour les prochaines générations d’applications autonomes.
L’objectif à long terme est de mettre en place un écosystème où l’intelligence artificielle s’appuie sur des protocoles résistants à la censure, transparents et ouverts, garantissant que l’avenir de cette technologie ne soit pas monopolisé par une poignée d’acteurs.
La rencontre entre blockchain et intelligence artificielle pourrait donc ouvrir une nouvelle ère où Ethereum servirait de colonne vertébrale à l’économie des machines intelligentes.





