Les États-Unis et l’Iran sont parvenus à un mémorandum d’entente pour prolonger leur cessez-le-feu de 60 jours, sous réserve de l’approbation finale de Donald Trump, qui a demandé « quelques jours pour y réfléchir ». Les marchés américains n’ont pas attendu : ils ont aussitôt inscrit de nouveaux records historiques après la nouvelle.
Les grandes lignes du mémorandum d’entente sont désormais connues entre les États-Unis et la République islamique d’Iran. Les négociateurs américains ont présenté les détails à Trump, qui a été briefé sur l’ensemble des termes.
La prolongation de 60 jours du cessez-le-feu en vigueur servira de cadre d’ouverture aux négociations sur le programme nucléaire iranien. C’est l’enjeu central depuis des mois. La liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz sera explicitement garantie dans le texte du mémorandum.
Il s’agit du point le plus attendu : le détroit, par lequel transitent environ 21 % de l’approvisionnement mondial en pétrole, avait été au cœur des tensions depuis l’escalade du printemps. Sa fermeture partielle avait provoqué une envolée des prix du brut et une onde de choc sur l’ensemble des marchés mondiaux, Bitcoin compris, comme nous l’analysions dans notre article sur la corrélation entre les tensions iraniennes et le cours du BTC.
Les deux parties ont indiqué que les termes sont « en grande partie » finalisés, mais que chaque camp doit encore obtenir le feu vert de sa hiérarchie respective. Côté américain, tout dépend donc du Président Donald Trump, qui a choisi, pour l’instant, de prendre quelques jours de réflexion avant de valider.
La réaction des marchés ne s’est pas fait attendre. Les indices américains ont inscrit de nouveaux records historiques dans la foulée de l’annonce, portés par l’espoir d’une désescalade durable et d’un retour à la normale des flux pétroliers. Le pétrole, lui, a poursuivi sa correction baissière, bonne nouvelle pour l’inflation, et donc pour les anticipations de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Pour le Bitcoin, le contexte est potentiellement favorable. Une résolution du dossier iranien retirerait l’un des principaux vents contraires géopolitiques qui pèsent sur le marché depuis plusieurs semaines.
Tout dépend désormais de Trump. Le président américain est connu pour ses revirements de dernière minute, et pour utiliser les annonces diplomatiques comme levier de négociation. « Quelques jours pour réfléchir » peut signifier une signature imminente comme un retour à la case départ. Affaire à suivre.





